FRISE CHRONOLOGIQUE 1795
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780 000 – LE FEU - LES PREMIERES TRACES DE CUISSON ALIMENTAIRES image Quelle est la différence entre faire cuire de la nourriture et la brûler ? À 780 000 années de distance, identifier cette différence n'est pas si évident. Pour nos ancêtres préhistoriques, placer de la viande sur le feu pour l'attendrir a pu être une découverte qui s'est faite très tôt : les plus anciennes traces de viandes carbonisées remontent à un million et demi d'années. Mais le moment où ils ont appris à contrôler la température du feu est plus difficile à déterminer : lorsqu'un archéologue découvre sur un site préhistorique des restes de viande brûlée, a-t-elle été simplement mise au dessus du feu, ou a-t-on affaire à la naissance de l'art culinaire ? C'est dans ce contexte que s'inscrit une découverte annoncée la semaine dernière en Israël: des dents d'un poisson cuit. Cela représenterait la plus ancienne trace de cuisson contrôlée, il y a 780 000 ans. Et selon les chercheurs qui font cette affirmation, la preuve résiderait dans des changements microscopiques de l'émail des dents du poisson. Les chercheurs ont pu le prouver en emprunter une méthode à la médecine légale : la diffraction des rayons-X dans les dents d'une personne décédée peut trahir la température à laquelle son corps a été exposé. Les poissons en question ont été exposés à des températures variant entre 200 et 500 degrés Celsius, et n'ont pas été directement exposés au feu. Comme il s'agit d'une première étude de ce type, il en faudra d'autres pour convaincre les experts. Les poissons en question auraient pu être accidentellement exposés au feu du campement. Et même si on arrive à démontrer qu'il s'agissait bel et bien, cette fois là, d'une révolution dans l'art culinaire, tout laisse croire qu'elle a mis beaucoup de temps avant de se répandre. image L'homme de Pékin, vieux de 750 000 ans, est le conquérant de l'Asie. Découverte en 1926, dans les grottes de Zhoukoudian, près de Pékin, en Chine, par deux archéologues, le Canadien Davidson Black et le Chinois Wen- Chung-Pei, et par le paléontologue et prêtre français Pierre Teilhard de Chardin. Dans les dix années suivant es, des restes appartenant à une quarantaine d’individus furent mis au jour. Cet hominidé- là commence vraiment à nous ressembler. C’est le premier dont la capacité crânienne dépasse les 1 000 cm3. Si son squelette est plus massif, sa stature reste proche de la nôtre : 1,50 à 1,65 mètre pour 45 à 55 kilos, avec des jambes longues et des bras courts. L’homme de Pékin est un Homo erectus , une espèce partie d’Afrique pour conquérir le monde. Son prognathisme est moins marqué que celui de ses ancêtres africains, même s’il présente toujours le front fuyant et une forte mâchoire. Les nombreux restes d’animaux trouvés sur le site suggèrent qu’ il pratiquait la chasse. -Sommaire 750 000 – HOMO HERECTUS PEKINENSIS
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